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2017, année de montée en puissance du NPNRU
#RENOUVELLEMENT URBAIN | 10/02/2017
2017, année de montée en puissance du NPNRU

François Pupponi et Nicolas Grivel, respectivement président et directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), ont fait un point d’étape sur la mise en œuvre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), le 31 janvier dernier, lors de leurs vœux à la presse. À ce jour, 110 des 116 protocoles de préfiguration attendus sont en cours d’examen ou signés. Les premières conventions pluriannuelles de renouvellement urbain suivront au premier trimestre 2017.

Annoncé fin 2014 par le président de la République, le NPNRU concerne tant des quartiers de grandes métropoles que de villes moyennes, de grands ensembles d’habitat social que des petits immeubles dans des centres anciens dégradés, situés dans l’Hexagone et outre-mer. À horizon 2024, ce 2e programme aura transformé 216 quartiers d’intérêt national et 274 d’intérêt régional. Point d’étape.

Des protocoles signés et des conventions à venir d’ici le printemps

« La phase de préfiguration a été intense et nécessaire. Sur les 116 protocoles de préfiguration attendus, 50 ont été signés au 31 décembre 2016, et 60 sont en cours d’examen. Les premières conventions pluriannuelles de renouvellement urbain seront signées au cours de ce trimestre à Rennes, Pau, Poitiers, Angers et Nantes », a indiqué Nicolas Grivel.

Au 31 janvier 2017, sont d’ores et déjà actées plus de 250 opérations d’investissement portant sur plus de 16 000 logements.

Repères

Protocoles de préfiguration et conventions pluriannuelles, de quoi parle-t-on ?

Les protocoles de préfiguration précisent le programme d’études et les moyens d’ingénierie qui permettront de transformer le cadre de vie des habitants des territoires éligibles au NPNRU. Ils sont un préalable incontournable à l’élaboration de toute convention pluriannuelle de renouvellement urbain. Ce document détermine le calendrier, les conditions financières et de mise en œuvre des travaux engagés dans le cadre du NPNRU.

Un retour de l’État dans le financement de l’Anru

En octobre dernier, lors du Forum national des conseils citoyens, le président de la République a annoncé l’amplification et l’accélération du NPNRU en lui octroyant un milliard d’euros supplémentaire, sur dix ans. Une enveloppe qui s’ajoute aux milliards d’euros déjà prévus pour son financement. « 100 millions de crédits ont été votés dans la loi de finances pour 2017. Le retour de l’État dans le financement de l’Anru n’est pas neutre. L’annonce du président de la République donne à l’Agence la capacité d’accompagner des projets ambitieux », s’est félicité François Pupponi.

Six milliards d’euros pour financer le NPNRU

Le NPNR est financé par une enveloppe de six milliards d’euros sur dix ans :

- 5 milliards d’euros financés à hauteur de 93 % par Action Logement  ; la Caisse des dépôts et la Caisse de garantie du logement locatif social apportant le complément. Action Logement collecte, chaque année, la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC*) ;
- 1 milliard d’euros supplémentaire apporté par l’État et voté au budget pour 2017.

* Toutes les entreprises du secteur privé non agricole employant au moins 20 salariés y sont soumises, soit plus de 108 000 entreprises et plus de 14 millions de salariés.

Des habitants impliqués

L’implication des habitants dans l’élaboration des projets de renouvellement urbain a été rendue obligatoire par la loi Lamy. Nicolas Grivel a estimé que cette démarche vis-à-vis des habitants se passait « globalement bien ».

« L’un des enjeux va être la gestion dans le temps. Il va falloir entretenir la flamme des habitants ! », a complété François Pupponi.

Une formation sur mesure

Pour que les conseillers citoyens des 216 quartiers d’intérêt national NPNRU puissent prendre toute leur place dans les projets de renouvellement urbain, le CGET et l’École du renouvellement urbain leur proposent un cycle de formation gratuit.

En savoir plus sur le déroulé et les modalités d’inscription ici.

Un premier programme quasi-bouclé

Alors que le NPNRU monte en puissance, le précédent programme national de rénovation urbaine (PNRU) s’achève. En effet, 85 % des opérations prévues ont été réalisées et les dernières le seront d’ici 2020. Depuis son lancement en 2003, le PNRU a mobilisé 12,35 milliards d’euros de subventions de l’Anru permettant 50 milliards d’euros d’investissement. Ce premier programme de rénovation du cadre de vie et du bâti a permis la construction ou la réhabilitation de 600 000 logements dans lesquels vivent quatre millions d’habitants.

L’Anru co-investisseur dans les quartiers

Pour la première fois cette année, l’Agence et la Caisse des dépôts co-investiront avec des opérateurs privés dans des programmes immobiliers d’entreprises (bureau, locaux d’activité), de services, de créations d’hôtels et de résidences (pour étudiants et seniors notamment) dans les 1 500 QPV.

Ainsi, 25 millions d’euros seront investis en 2017 pour financer une dizaine de projets. Pour François Puponni, « il ne s’agit pas de subventions. On investit avec le porteur de projet. Le premier programme de rénovation était axé sur le logement et les équipements. La loi Lamy a ouvert le NPNRU au développement économique ».

À savoir

50 millions d’euros du Programme d’investissements d’avenir (PIA) – dont l’Anru est l’opérateur gestionnaire – viendront soutenir et amplifier l’innovation urbaine et sociale dans les quartiers populaires. Comme en 2015 (voir notre article), un nouvel appel à manifestation d’intérêts sera lancé.

http://www.gouvernement.fr/investissements-d-avenir-cgi

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